12/09/2018

Le gouvernement valide la création de 5 lignes de trains à grande vitesse

 

Quels projets de transports bénéficieront du soutien financier du gouvernement? La ministre des Transports a rendu public ses arbitrages en la matière. Selon les chiffres livrés par le ministère, les 13,4 milliards d'euros programmés en matière d'infrastructure pour le quinquennat en cours représentent une augmentation de 40% par rapport au précédent quinquennat. "C'est une trajectoire financée", assure-t-on au ministère.

 

Les choix de l'exécutif étaient très attendus, depuis le rapport du Conseil d'orientation des infrastructures (COI) fin janvier 2018. Le COI avait proposé trois scénarios en fonction des moyens consentis par l'État: de 2,4 milliards d'euros par an (le maintien du niveau actuel) à 4 milliards (très volontariste) en passant par une voie médiane à 3 milliards, qui correspond plus à la feuille de route gouvernementale.

 

La programmation présentée prévoit, comme c'était prévu, de "saucissonner" la réalisation des infrastructures retenues. Les travaux seront échelonnés dans le temps pour éviter d'engager de lourdes dépenses immédiatement, notamment en ce qui concerne les créations de nouvelles lignes ferroviaires. 

 

  • liaisons ferroviaires LGV. Le gouvernement a confirmé 5 projets de lignes à grande vitesse:

 

>Pour l'axe Bordeaux-Toulouse, les deux gares des deux métropoles régionales seront agrandies en premier lieu pour accueillir plus de voyageurs et plus de trains.

 

>Pour la ligne Montpellier-Perpignan, le tronçon Montpellier-Béziers a été "défini" comme le premier du futur chantier de cette liaison.

 

>Pour la ligne Marseille-Nice, une première phase Marseille-Aubagne doit être lancée complété par le tronçon entre Cannes et Nice.

 

>Pour la ligne Paris-Le Havre, l'agrandissement de la gare St Lazare est envisagé comme un chantier préalable suivi par  les tronçons Paris-Mantes et Mantes-Rouen.

 

>Enfin, le tronçon Roissy-Picardie ouvrira au sud de la région Hauts-de-France un nouvel accès à l’Ile-de-France. Les usagers pourront rejoindre sans correspondance la gare de Paris Aéroport Roissy-Charles de Gaulle depuis Chantilly, Creil, Pont-Sainte-Maxence, Clermont, Compiègne (Oise) et Amiens (Somme)

 

Dans sa version actuelle, la loi prévoit aussi un volet d'entretien des routes nationales, avec une augmentation progressive des sommes investies, jusqu'à 930 millions d'euros à partir de 2023.

 

La programmation chiffrée de tous ces investissements sera intégrée à la future loi d'orientation des mobilités (LOM), laquelle doit être présentée en octobre 2018 au Parlement par la ministre.

 

En attendant, Élisabeth Borne doit s'entretenir avec l'ensemble des parties prenantes des projets d'infrastructures, à commencer par les exécutifs de région. Elle doit commencer dès ce mercredi 12 septembre avec la Normandie, les Pays-de-la-Loire et Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon son agenda.

 

Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur ex LGV PACA : où en sommes-nous en février 2018 ?

 

Le rapport DURON a été remis le jeudi 1er février à la ministre des transports,

Ce rapport a pour objectif de définir les infrastructures de transports à développer en priorité dans les 20 prochaines années.

 

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